samedi 8 octobre 2011

Tibet, convoitise de la Chine

Le Tibet fascine depuis des siècles. Son éloignement et son inaccessibilité ont alimenté l’imaginaire occidental. Outre l’architecture religieuse (Potala, Jokhang, Tashilumpo), le Tibet offre la vacuité de ses espaces : beauté exceptionnelle des hauts plateaux, puissance des montagnes, lumière des altitudes. On y découvre la chaleur d’un peuple enraciné dans la tradition et emprunt d’une ferveur religieuse sans égale, luttant à demi-mot contre le faux frère chinois.
Impossible d’évoquer du Tibet et ses habitants sans parler des drames qui les tourmentent. Depuis l’invasion de la Chine en 1950, le 14e dalaï-lama préfère l’exil à l’humiliation.

Depuis, le Tibet central a été rebaptisé Région autonome du Tibet (TAR) et a été intégré à la République populaire de Chine. Les autres régions historiquement tibétaines de l’est et du nord-est, déjà gouvernées par les Chinois, sont rattachées aux provinces du Qinghaï et du Sichuan.
À la fin des années 1970, il ne reste plus qu’une douzaine de temples et monastères sur les 5 000 que comptait le Tibet avant l’annexion. Depuis 1981, plus d’une centaine de monastères ont été reconstruits et restaurés, souvent à l’initiative du peuple.
Le dalaï-lama a encouragé les voyageurs à se rendre au Tibet, qui, paradoxalement, n’a jamais été aussi accessible. Le Tibet offre au voyageur de quoi satisfaire son désir d’ailleurs : grands espaces qu’il est intéressant de parcourir à pied, à VTT ou à cheval, et où les rencontres avec les derniers grands transhumants sont autant de moments inoubliables, sans oublier les monastères et leurs cortèges de moines bouddhistes.

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